___ Une bouteille de champagne a la main, une cigarette dans l'autre, dans un brouhaha incessant, perdue dans ce lieu de déchéance, elle égare son regard sur les visages euphoriques qui l'entoures, tous lui donnant un peu plus le vertige... Que cherche-elle ? Un brin de bonheur. Pourtant, elle pensée les trouver ici; ces gens suintant la joie, l'allégresse et la satisfaction. Mais tous, ne semble que porter les marques d'un bonheur éphémère, masqué par l'alcool, la drogue, le sexe, la fête et le fric. Partout, il est dissimulé par cette superficialité malsaine.Ces faux amis, ces gros billets de banques, ces sacs a mains hors de prix, ces vêtements de grandes marques, ces villas a St Tropez, ces destinations de vacances aux Caraïbes, c'est donc censé être sa « le bonheur » pour vous ?MERDE, mais ce n'est pas celui la, le vrai bonheur. Celui-ci est des plus fictif ! C'est celui ou nous sommes baignés nuits et jours, nous le connaissons bien. Mais ou est t'il alors ce PUTAIN de bonheur ?! Pauvre petite fille a Papa, elle a tout pour saisir ce quelle cherche si désespérément, mais elle ne l'a pas. BORDEL, mais coupe toi ta frange, tu ne vois donc pas clair. Inutile de te l'expliquer une fois de plus, il n'y a pas de vrai bonheur ici ! Tu es factice, et pour cause tu resteras noyée dans ce monde que tu hais et que tu adules tant. Et puis,ne vois tu pas dans quel incontrôlable engrenage tu t'ai mise ? Tu fumes, tu bois, tu tapes et tu baise sans t'arrêtais. On est tous passé par le même chemin, t'y passeras aussi. Ce faux bonheur,dont je te parle tant, s'attrape comme un rien. Tu n'échapperas point a la règle. Il te contaminera toi aussi, si cela n'est pas déjà fait. Tu finiras même peut être par en crever de ce bonheur. TU N'ES PAS DIFFERENTE DE NOUS TOUS MA CHERIE.
___Comme elle l'eut espéré, ses recherches furent veines. Elle ne le trouva pas ce bonheur tant cherché. Seule, encerclée par ces jeunes gens au sourires béats et aux rires sots, elle s'abandonna peu à peu aux plaisir douceâtre de ce bonheur perfide. Elle crut presque se sentir heureuse durant un instant. Mais une main baladeuse sur son postérieur, lui rappela que ce n'était qu'une impression. Elle se laissa allée a cette dépravation, a cet appel a la débauche qui fut plus fort qu'elle. Elle voulut faire comme tout le monde, et taire ce mal être intérieur qui revenait la rongée. Prise par un excès évident d'alcool et de stupéfiants, elle déambula a travers l'immense pièce, et comme par signe de provocation, comme pour faussement se livrer pleinement a l'ivresse contagieuse de cette soirée, elle s'époumona :
« OH OUI ! BAISE MOI , J'AIME SA »
Mais personne ne l'entendit. La musique était bien trop forte.